Gears of War. Derrière ces trois mots, des heures et des heures de jeu, de joie comme de peine, de plaisir comme de frustration. Alors que Gears of War Reloaded, le remaster du célèbre premier épisode sorti sur Xbox 360, s’apprête à sortir le 26 août sur PC, Xbox Series X|S, mais surtout PlayStation 5, La Clinique se devait de vous faire une petite piqûre de rappel sur une franchise qui a marqué aussi bien Xbox que l’histoire, avec un grand H, du jeu vidéo. Si, à l’époque, les fans de Sony n’avaient pu en profiter sur leurs consoles, les répercussions ont été telles que bon nombre de jeux se sont inspirés des Gears… et encore aujourd’hui. Replongeons dans ce qui a fait toute la panacée de ces jeux ô combien mémorables. Dans ce dossier, nous ferons un résumé de chaque titre puis expliquerons l’impact que ceux-ci ont eu au cœur de l’industrie vidéoludique. Alors n’hésitez surtout pas à sauter les chapitres et à vous rendre directement à la partie 2 de notre dossier, si vous ne voulez pas être spoilé !

Il y a toujours un avant et un après
Sur la planète Sera, la paix n’a jamais été qu’un rêve lointain. Pendant près de quatre-vingts ans, les nations se sont entretuées pour le contrôle d’une ressource aussi rare que puissante : l’Imulsion. Ce liquide doré, enfoui dans les profondeurs de la planète, avait remplacé le pétrole et a donné naissance aux “Guerres Pendulaires », un conflit interminable entre la Coalition des Gouvernements Unis (CGU) et l’Union des Républiques Indépendantes (URI). Des millions de morts, des villes rasées… et tout ça pour un peu plus d’énergie. Puis, contre toute attente, un fragile traité de paix fut signé. La guerre semblait enfin toucher à sa fin… mais c’est précisément à ce moment-là que le véritable cauchemar commença.
Sans prévenir, le sol se mit à trembler. Des fissures béantes s’ouvrirent sous les pieds des habitants, vomissant une horde de créatures monstrueuses venues des entrailles de Sera : les Locustes. Leur assaut fut si rapide, si brutal, qu’en moins d’une journée, un quart de l’humanité avait disparu. Les armes humaines ne suffisaient pas, les défenses cédaient une à une. Pour information, les Locustes sont une race d’humains génétiquement modifiés qui ont établi leur civilisation dans les régions souterraines de la planète. Créés en combinant les cellules souches embryonnaires de Myrrah, un enfant né avec une immunité génétique à l’Imulsion. La sympathie de Myrrah pour ses « enfants » l’a amenée à diriger la Horde, en tant que reine.

Face à l’invasion, la CGU prit une décision impensable : utiliser le “Rayon de l’Aube”, une arme satellitaire, non pas sur l’ennemi… mais sur ses propres villes. Mieux valait vitrifier la surface que de la laisser aux Locustes. Des régions entières devinrent des déserts brûlés et stériles. Mais la Horde, elle, se retrancha dans ses tunnels, attendant le moment propice pour frapper à nouveau. C’est dans ce chaos qu’émergea Marcus Fenix. Héros décoré de la CGU, il commit pourtant l’impardonnable : déserter en pleine bataille pour tenter de sauver son père, Adam Fenix, scientifique de renom. L’opération échoua, et Marcus fut condamné à quarante ans de prison dans la forteresse de Jacinto. Quatorze ans plus tard, la guerre faisait toujours rage. La CGU, à bout de forces, décide de remettre les armes à Marcus. Libéré par son ami Dominic Santiago, il est immédiatement replongé dans l’enfer du front, au sein de l’escouade Delta.

Gears of War : Le début d’une saga épique
Nous prenons en main le héros de guerre, Marcus Fénix, dès la sortie de sa cellule. S’ensuit alors la rencontre avec le lieutenant Anya Stroud et le colonel Victor Hoffman, qui nous délivreront une mission de la plus grande importance : sauver le monde. Pour la mener à bien, l’objectif est clair : récupérer un appareil appelé le Résonateur, capable de cartographier l’immense réseau de tunnels de la Horde. Avec ces données, la CGU espérait frapper un grand coup en déployant la “Bombe Lumière”, une bombe exploitant l’Imulsion pour détruire les Locustes de l’intérieur.

Le chemin fut une succession de batailles sanglantes. Marcus et Dom furent rejoints par Augustus “Cole Train” Cole, ancien joueur de Thrashball devenu soldat et Damon Baird, mécanicien râleur, mais indispensable. L’escouade dut affronter des snipers Locustes, un Berserker quasiment indestructible et surtout l’ombre menaçante du Général RAAM, stratège impitoyable et tueur de masse. Après avoir perdu plusieurs frères d’armes, Delta parvint enfin à obtenir les données nécessaires.
À bord d’un train lancé à pleine vitesse, Marcus affronte RAAM dans un duel féroce. Grâce à une combinaison d’armes lourdes et de tirs précis, le colosse Locuste fut abattu, ouvrant la voie au déploiement de la Bombe Lumière. L’explosion ravagea des milliers de tunnels, détruisit les Kryll, ces créatures ailées qui terrorisaient la surface et porta un coup terrible à la Horde. Mais la guerre était loin d’être terminée pour autant. Dans l’ombre, la mystérieuse Reine Myrrah observait, promettant que l’humanité n’avait encore rien vu.

Gears of War 2 : Plongée au cœur des Entrailles
Six mois ont passé depuis la chute du Général RAAM et le largage de la Bombe Lumière dans le repaire des Locustes. Ce qui devait être un coup fatal s’est révélé n’être qu’une victoire en trompe-l’œil. Certes, quelques bases ennemies ont été détruites, mais trop peu pour changer le cours de la guerre. Comme le dira la Reine Myrrah avec un rictus glacial : « Ce qui ne nous tue pas nous rend plus forts ». Et cette fois, la Horde revient plus déterminée que jamais. Pire encore, des cités entières disparaissent les unes après les autres, avalées par une force inconnue.
Une menace qui, ironie du sort, aurait été réveillée par la Bombe Lumière elle-même… preuve que cette arme, censée sauver l’humanité, a peut-être signé sa perte. Jacinto, dernier bastion imprenable, devient la cible finale. La CGU n’a plus le choix : lancer une offensive totale et frapper les Locustes là où ça fait le plus mal, dans les Entrailles. L’escouade Delta, menée par Marcus Fenix et Dominic Santiago, est en première ligne. Équipés d’armes améliorées, de Lanzors perfectionnés et d’un moral d’acier, ils s’apprêtent à plonger au cœur même de la guerre.

Mais l’ennemi a un nouvel atout : un ver géant, le Riftworm, capable d’engloutir des villes entières. Lorsque Jacinto est menacée, Delta se lance dans une mission insensée pour l’éliminer. Victoire amère : le monstre est abattu, mais Benjamin Carmine y laisse la vie. La traque mène Delta jusqu’à New Hope, un ancien centre de recherche déserté. Ses couloirs sombres abritent des horreurs : les Sires, résultats d’expériences menées sur des enfants atteints de la rouille pulmonaire, une maladie provoquée par l’Imulsion. Les données collectées révèlent l’emplacement du Nexus, capitale des Locustes, et lèvent le voile sur une nouvelle menace : les Lambents.
Ces Locustes infectés par l’Imulsion sont devenus incontrôlables. Dans le Nexus, Marcus et ses frères d’armes affrontent la Reine Myrrah. C’est là qu’ils découvrent son plan : inonder les Entrailles en détruisant Jacinto, sacrifiant ainsi la dernière ville humaine pour éradiquer les Lambents et sa propre armée. Face à cette stratégie suicidaire… la CGU choisit de la retourner contre elle. La mission réussit : Jacinto sombre dans les flots et l’océan déferle dans les tunnels. La Horde est décimée, les Lambents balayés… mais l’humanité perd son dernier refuge. Et dans un dernier frisson, une voix résonne à travers la radio de Marcus : celle de son père, Adam Fenix. Celui-ci est toujours vivant !

Gears of War 3 : Le chant du cygne guerrier
Deux ans ont passé depuis que Jacinto a été sacrifiée, engloutie pour inonder les Entrailles et frapper la Horde Locuste en plein cœur. L’humanité a survécu… mais à quel prix ? Les derniers rescapés vivent à bord de vaisseaux flottants, accrochés à l’espoir comme à une bouée dans une mer en furie. À bord du “Souverain”, Marcus Fenix est réveillé par un rêve qui n’a rien d’ordinaire : son père, Adam Fenix, qu’il croyait mort… est vivant. Pas le temps de souffler : le président Prescott, porté disparu depuis des mois, réapparaît à bord, porteur d’un message crypté destiné à Marcus. Mais à peine le temps d’échanger quelques mots que le vaisseau est pris d’assaut et le cauchemar recommence. Les Locustes, loin d’être éradiqués, continuent de se battre.
Mais une menace plus terrible encore s’impose : les Lambents, Locustes mutés par l’Imulsion, capables de se transformer en pleine bataille et d’exploser dans un geyser mortel. Leur rage ne fait aucune distinction : humains ou Locustes, tout y passe. La planète Sera devient un champ de guerre totale où chaque camp se bat pour sa survie… et pour un territoire qui s’effondre jour après jour. Pour Marcus, Dom, Cole, Baird, Clayton Carmine et Sam Byrne, l’objectif est clair : retrouver Adam Fenix et découvrir ce qu’il sait sur cette contamination. Le périple est un enchaînement de combats acharnés, de villes en ruines et de paysages méconnaissables. Hanovre, ville natale de Cole, devient un champ de bataille nostalgique et sanglant.

Mais l’ombre de la tragédie plane : Dom, rongé par le chagrin depuis la perte de sa femme Maria, fait le choix ultime pour sauver ses frères d’armes. Une explosion héroïque qui restera gravée dans les mémoires… et dans la chair de Marcus : son meilleur ami est mort en se sacrifiant. La piste les mène jusqu’à Azura, une île fortifiée où Adam Fenix travaille sur une arme capable d’anéantir les Lambents… mais aussi les Locustes. Une contre-mesure qui exige un prix terrible : Adam, contaminé par l’Imulsion, sait qu’il ne survivra pas à son activation. Le temps est compté, mais Sera pourrait enfin être sauvée.
La Reine Myrrah, implacable, tente d’empêcher l’activation de l’arme. Le dernier combat est un corps-à-corps brutal, où Marcus, armé du poignard de Dom, met fin au règne de la souveraine. L’impulsion de l’arme salvatrice se propage, balayant Lambents et Locustes dans une lumière aveuglante. Le silence retombe sur Sera. Les vagues frappent la plage, le soleil perce à travers la poussière. Marcus, brisé mais debout, retire son armure et retrouve Anya. La guerre est finie. Mais les cicatrices, elles, ne guériront jamais vraiment.

Gears of War Judgment : Le procès du sang
Halvo Bay. Quelques semaines seulement après le Jour de l’Émergence, la planète Sera brûle déjà. Les rues s’effondrent sous les bombardements, les Locustes déferlent comme une marée de cauchemars, et la CGU peine à contenir le désastre. Au milieu de ce chaos, le lieutenant Damon Baird et son escouade Kilo, composée de l’inimitable Cole Train, de la tireuse d’élite Sofia Hendrick et du vétéran Garron Paduk, se retrouvent menottés, jugés pour trahison et usage non autorisé d’armes expérimentales. Pas de salle d’audience feutrée ici. Le tribunal se tient dans une ville assiégée, sous le fracas des explosions. Les accusations sont lourdes : désobéissance, mise en danger des civils, et surtout… le déclenchement d’une Bombe Lumière en plein cœur d’Halvo Bay. Chacun à leur tour, Baird, Cole, Sofia et Paduk prennent la parole. Et chaque témoignage nous replonge dans l’action, en flashbacks jouables.

Dans la peau de chaque membre de Kilo, on revisite les mêmes événements sous un angle différent. Baird raconte avec sa précision technique et son sens de la stratégie, Cole avec l’énergie brute d’un ancien joueur de Thrashball, Sofia avec son regard militaire discipliné, et Paduk… avec la rancune et le cynisme d’un homme qui a déjà tout perdu. Chaque point de vue ajoute un morceau du puzzle : un ordre enfreint ici, un sacrifice improvisé là, et surtout la décision finale… celle de déclencher la Bombe Lumière pour tenter de stopper une force Locuste écrasante. Judgment ne s’embarrasse pas de longues transitions. Chaque mission est un fragment, une bouffée d’adrénaline pure, pensée pour nous garder sous pression. Les combats sont nerveux, les arènes compactes, les vagues d’ennemis incessantes. La mécanique des “déclarations”, option qui rend chaque mission plus difficile en échange de bonus, renforce encore le côté défi tactique.

Gears of War 4 : Un monde en décomposition, une jeunesse en rébellion
Vingt-cinq ans après la fin de la guerre contre la Horde Locuste, la planète Sera tente de panser ses plaies. Les cités se reconstruisent lentement, protégées par les murs de la CGU, pendant que de violentes tempêtes, vestiges des armes à Imulsion, ravagent régulièrement la surface. Mais cette paix fragile a un prix : un contrôle total de la population et l’exil forcé de ceux qui refusent l’autorité de la Coalition. On les appelle les “Outsiders ».
Au milieu de ce décor, un nouveau visage prend les armes : James Dominic “JD” Fenix, fils de Marcus Fenix et d’Anya Stroud. Rebelle dans l’âme, il a déserté la CGU pour rejoindre son ami Delmont “Del” Walker et Kait Diaz, une Outsider au tempérament de feu. Leur quotidien : piller les infrastructures de la CGU pour aider leur communauté à survivre. Mais un simple raid pour récupérer un générateur, le Fabricator, va tout faire basculer.

Alors que la CGU envoie ses robots Devbots pour les arrêter, une menace bien plus inquiétante frappe dans l’ombre. En pleine nuit, une créature inconnue, puissante et implacable, attaque leur village et enlève ses habitants. Parmi eux, la mère de Kait, Reyna. Pour JD, Del et Kait, il n’y a plus qu’une seule solution : retrouver Marcus Fenix, le soldat légendaire et père, que JD n’a pas vu depuis des années. Retiré dans une ferme isolée, Marcus accepte de les aider à contrecœur. Ce qu’ils découvrent dépasse tout ce qu’ils imaginaient : l’Essaim, une nouvelle forme d’horreur qui semble liée aux Locustes.
Les corps de ces derniers, enfouis après la guerre, ont muté sous l’effet de l’Imulsion et donné naissance à une armée plus intelligente, plus vicieuse… et prête à reconquérir Sera. De villages en ruines en tunnels grouillants de créatures, le groupe se fraie un chemin à travers des tempêtes dévastatrices et des hordes de monstres toujours plus redoutables. Les Pouncers, Snatchers et autres abominations de l’Essaim changent radicalement la dynamique des combats, forçant les Gears à improviser à chaque instant. Et alors que les révélations s’accumulent, Kait comprend que ses liens avec cette nouvelle menace sont plus profonds qu’elle ne le croyait…

Gears 5 : Héritage de sang
Des années se sont écoulées depuis la guerre contre la Horde Locuste. Sera respire encore, mais chaque souffle est lourd de cendres et de vents brûlants. Les tempêtes déchirent le ciel, la poussière ronge les cités et la CGU tente tant bien que mal de maintenir l’ordre. Pourtant, une nouvelle guerre se prépare. Une guerre plus intime. L’histoire ne suit plus seulement Marcus ou JD. Cette fois, c’est Kait Diaz qui prend le centre de la scène. Soldate aguerrie, mais surtout Outsider dans l’âme, elle est rongée par des visions étranges et des cauchemars trop réels. Chaque rêve la rapproche de la vérité : un lien mystérieux, sanglant, avec la reine Myrrah.

Aux côtés de JD Fenix, Delmont Walker et du vétéran Marcus, Kait sillonne des régions à couper le souffle : steppes gelées balayées par les blizzards, déserts rouges aux tempêtes meurtrières, villes en ruines où l’Imulsion a laissé ses marques. Le chemin la mène de Azura au Mont Kadar, entre secrets enfouis et laboratoires oubliés, jusqu’à la révélation que personne ne voulait entendre. L’Essaim n’est pas juste un ennemi… c’est une continuité, un héritage. Ce n’est plus seulement une lutte pour sauver Sera, c’est une quête pour se sauver elle-même.

Gears Tactics : L’aube d’un combat stratégique
L’histoire se déroule douze ans avant les événements du premier Gears of War. Les villes s’effondrent, les Locustes déferlent, et l’humanité est poussée à sa limite. La CGU, débordée, envoie son héros, le Sergent Gabriel Diaz (le père de Kait Diaz), sur une mission désespérée. Il doit éliminer Ukkon, un scientifique Locuste qui crée des abominations génétiques, le tout avant que ces créatures ne massacrent les derniers humains.

Gabriel Diaz ne part pas seul au front : il est accompagné de Sid Redburn, vétéran dévoué, et Mikayla Dorn, ingénieure civile, ainsi qu’un groupe hétéroclite appelé Echo‑Five. Ensemble, ils se dressent entre les humains en fuite, les abris en ruine… et Ukkon, véritable marionnettiste des horreurs à venir. Et pour la suite de Gears of War ? Et bien nous avons vu le trailer de Gears of War: E-Day, dévoilé le 9 juin 2024, pendant le Xbox Games Showcase. Ainsi nous pouvons vous donner toutes les dernières informations sur la suite qui devrait sortit courant 2026 !

Gears of War E-Day : le jour où Sera a basculé
Quatorze ans avant le premier Gears, la planète Sera s’ouvre et la Horde Locuste déferle. Marcus Fenix et Dom Santiago ne sont encore “que” deux jeunes soldats de la CGU quand le Jour de l’Émergence transforme leur monde en champ de ruines. E-Day raconte ce moment-clé : la naissance du duo, la panique des premières heures, et la façon dont une humanité mal préparée encaisse l’impensable. Le jeu se déroule à Kalona, nouvelle ville du lore. Le ton est assumé : plus sombre, plus horrifique.
Les Locustes ne sont pas de simples cibles, mais des présences qui oppressent, qui surprennent, qui traquent. La campagne se déroule sur plusieurs jours pour faire ressentir la progression du désastre, du premier choc aux tentatives d’organisation. Côté mise en scène et rythme, The Coalition revient à une aventure plus linéaire que Gears 5 : des niveaux tendus, une lecture claire des objectifs, et ce va-et-vient qui a fait l’ADN de la série : se jeter à couvert, bondir, percer, tenir. L’idée n’est pas d’ouvrir la carte, mais d’étouffer les joueurs comme dans le premier Gears.

Techniquement, tout est reconstruit sous Unreal Engine 5 : personnages, décors, animations. Le studio promet un saut de génération (énormément plus de détails que Gears 5, éclairage et reflets en ray tracing matériel, destructions et gore de “nouvelle génération”). La bande-annonce reprend le symbole fondateur, “Mad World”, réarrangé pour l’occasion, clin d’œil direct au mythe de 2006. Les voix historiques, en anglais, sont de retour : John DiMaggio pour Marcus et Carlos Ferro pour Dom, histoire de reconnecter instantanément avec la trilogie d’origine.
Et petit détail savoureux déjà visible : Marcus manie un Lancer Mk.1 à baïonnette, la tronçonneuse iconique n’est pas encore née ; on est aux origines de ce qui deviendra la panoplie Gears. Espérons pour nous, francophones, que les acteurs seront également les mêmes. Sur le développement : E-Day est signé The Coalition avec People Can Fly en co-développement (les auteurs de Judgment). Sortie prévue en 2026 sur Xbox Series X|S et PC, avec disponibilité day one dans le Game Pass, et pourquoi pas sur PS5 ?
Bonus : les Carmine, martyrs… et miraculés de Sera
Dans Gears of War, il y a des noms qui ne s’oublient pas : Carmine en fait partie. Une famille de soldats “nés pour le bruit et la casse”, où l’engagement n’est pas une vocation mais une évidence : “on aime tirer, faire tout péter et ne jamais reculer”. On connaît surtout quatre frères : Clayton, Anthony, Benjamin… et un quatrième dont le prénom reste inconnu. La légende veut qu’au moins un Carmine meure dans (presque) chaque épisode — sauf dans Gears 3 et Judgment. Et, contre toute attente, Clayton survit au carnage, participe à la chute de Myrrah et de sa monture Tempest lors de la bataille finale, puis continue de servir la CGU bien après la guerre. Le fameux vote “Save Carmine” a d’ailleurs scellé son destin.
La lignée ne s’arrête pas à ces frères. Le “quatrième Carmine”, jamais nommé, survit et a une fille : Elizabeth “Lizzie” Carmine, pilote hors pair, fauchée plus tard par un tir du Rayon de l’Aube. Du côté des cousins/parents éloignés, on croise Gary Carmine, Outsider sous les ordres de Reyna Diaz, tué quand des pods de Devbots s’écrasent sur le rempart du village ; Fredo Carmine, journaliste à Halvo Bay ; et Will Carmine, aperçu dans les comics. Oui, chez les Carmine, le casque circule de génération en génération. Parce que les Carmine, ce n’est pas que des plaques militaires : c’est aussi une famille d’artisans. Avant le Jour de l’Émergence, ils tenaient une agence d’assurance-vie à Halvo Bay (le panneau “Carmine Family Life Insurance” est devenu un clin d’œil culte).
Plus tard, une Carmine Construction Company sortira du matos que les Gears connaissent bien, comme le Buzzkill et le Dropshot. Le business, chez eux, c’est de survivre… et d’outiller ceux qui veulent faire pareil. Et puis il y a cette règle officieuse : jamais sans casque. Dans les jeux, aucun Carmine n’est vu tête nue. Mythe, running gag, superstition ? Peu importe : c’est devenu une signature. Finalement, cette famille, c’est la guerre en héritage : des gamins qui deviennent des Gears, des Gears qui deviennent des symboles, et des symboles qui refusent de s’éteindre. Parfois martyrs, parfois miraculés, mais toujours Carmine. Des lettres gravées sur l’acier… et dans la mémoire de Sera.

De la guerre qui marque
La saga Gears est indéniablement l’une des plus fortes de l’industrie vidéoludique. Avec sa technique novatrice, son ambiance sombre et à la fois attachante, mais aussi une narration qui va au-delà du simple shooter bourrin, elle a su imposer sa patte dès les premiers mois de vie de la Xbox 360 pour se retrouver comme porte-étendard technique des Xbox Series X|S, grâce à la mise à jour visuelle de Gears 5. A l’origine développée par Epic Games et sous la direction de l’excentrique Cliff Bleszinski, elle est passée d’exclusivité Microsoft à propriété des Xbox Game Studios en 2014. Depuis développée par le studio interne The Coalition (en collaboration avec People Can Fly), la saga a gardé son rôle premier au fil des ans: véritable vitrine technologique sur trois générations, la franchise a également su se renouveler tout au long des épisodes, ne cessant jamais de surprendre. Aujourd’hui, le premier opus s’apprête à arriver sur PlayStation 5, cassant l’exclusivité Microsoft et pour le plus grand bonheur des joueurs. Si ce résumé complet de la trame narrative vous a plu, n’hésitez pas à lire notre seconde partie, dédiée à l’aspect technique cette fois. Là encore, Gears of War a montré bien plus qu’un jeu de tir nerveux grâce à tout un ensemble d’éléments à (re)découvrir.
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